Nos amies les PNC (hôtesses de l'air) et le CFS 04 janvier 2010 | 23h14 dans
Métiers
Photo: Diane Raynes.
Pour le premier article de l'année, aéro-blog a choisi de vous souhaiter une bonne année 2010 par un sujet tout en charme, puisqu'il concerne nos amies hôtesses de l'air, qui font partie intégrante de l'aviation commerciale et aviation d'affaire. Tout comme les lecteurs d'aéro-blog, une majorité sont amoureuses des avions et certaines sont même très passionnées.
Ainsi nous vous présentons certains aspects de l'accés à cette magnifique profession... et meilleurs voeux et meilleurs vols pour cette nouvelle année.
Le transport aérien des premiers temps de l'aviation s'adressant à des passagers appartenant à une élite capable de payer des billets dont le tarif était exorbitant, la présence de personnel assurant le service à bord s'est vite fait sentir et les compagnies avait imposé des critères stricts concernant le personnel commercial à bord, afin de correspondre à une image "haut de gamme". La sélection des hôtesses était donc orientée vers le physique.
La notion de sécurité étant apparue, afin de porter assistance aux passagers en difficulté à bord, ou suite à un crash, la sélection s'est également portée sur l'aptitude à agir en de telles circonstances.
Enfin, les vols étant par essence destinés à permettre le déplacement des gens, souvent à l'intérieur même d'un territoire, mais également vers l'étranger, la nécessité de communiquer dans une langue la plus universelle possible s'est fait sentir. Il s'agit donc maintenant de maitriser l'anglais. Il est bien évident que la maitrise de plusieurs autres langues est toujours un atout important.
Les critères de sélections permettant l'accès à la profession d'hôtesse de l'air sont donc d'un certain niveau.
Le personnel de bord étant le représentant de l'image de la compagnie, on peut vérifier que les compagnies ou sociétés qui cherchent à se placer dans un marché haut de gamme sélectionnent leurs personnel commercial de bord selon le physique, entre autres choses, qui doit au pire être un physique agréable, sinon avantageux et un contact facile avec la clientelle.
Chacun sait que c'est le cas par exemple des compagnies asiatiques qui ont la réputation d'avoir de très belles hôtesses.
Concernant la taille, il est important que le personnel puisse atteindre les "racks" qui permettent aux passagers de stocker leurs bagages à main et qui sont souvent, selon les modèles d'avions, assez haut perchés. Une silhouette fine facilitera également le passage entre les rangées de sièges, pas bien larges.
Pendant longtemps, l'accès à la profession nécessitait l'obtention d'un diplôme nommé CSS et une expérience de 60 heures de vol en temps que personnel commercial de bord (PCB). Le ou la candidate qui obtenait le CSS devenait alors PNC (Personnel Navigant Commercial).
Depuis quelques temps, la réglementation ayant été modifiée, le CSS a disparu au profit du CFS. Parmi les différences avec le CSS citons que certaines matières ont été ajoutées au programme, comme les facteurs humains (Connue depuis début les années 90 par les pilotes), les matières dangereuses, et qu'il n'est plus obligatoire d'effectuer les 60 heures, en théorie, bien qu'en pratique, les candidats eux même cherchent à gagner en expérience en effectuant bénévolement des heures sur des appareils où la présence de PNC est facultative (Une compagnie comme TWINJET étant notamment une des plus adaptée pour cela puisqu'elle exploite des avions de moins de 20 places, seule condition autorisant l'absence de PNC).
C'est ainsi qu'a titre d'exemple, nous reportons ici le témoignage d'une ancienne PCB de cette compagnie qui a réussi les sélection d'une grande compagnie aérienne anglaise:
"Dans les pays étrangers, le CFS n'existe pas sous la même forme qu'en France, du moins il n'est pas obligatoire pour voler.
Du coup, ce sont les compagnies qui font elles-mêmes leur formation, selon leur flotte, leur type d'appareils... Il s'agit du stage d'adaptation compagnie.
Fut un certain temps ou les compagnies faisaient passer le CFS, mais la majorité des candidats arrivant aux entretiens avaient déjà ce diplôme afin de démontrer leur motivation associé à l'expérience favorable d'un certain nombre d'heures de vol, ce qui était mon cas.
En ce moment, je suis en plein dans la paperasse : Ma future compagnie me demande de détailler mes activités sur les 5 dernières années ( pas de blanc inexpliqué de plus de14 jours ). Elle contacte tous mes anciens employeurs, les lycées, les universités, leur demandant par mail de renseigner un dossier de 3 pages et a le retourner par courrier... c'est draconien et ceci afin de nous créer un "airside pass".
Le gouvernement britannique " veut s'assurer de la non-prolifération du terrorisme en vérifiant ainsi la fiabilité de tous ceux ayant accès aux zones aéroportuaires...".
Nombreuses démarches sont à effectuer: Médecin, ophtalmo, criminal record check, scotland disclosure ... et j'en passe."
Souhaitons aux lectrices (lecteurs) qui cherchent à exercer cette profession qu'elles (ils) soient concernées par ces démarches, ce serait alors le signe qu'elles (ils) accéderaient à une profession exaltante et qu'elles (ils) rejoindraient la famille du personnel navigant.
Bons vols à elles (eux) ...