Salon aéronautique du Bourget: Dernier jour 21 juin 2009 | 16h11 dans
Salon du Bourget 2009
Déja le dernier jour du salon du Bourget. Nous avons entendu et lu beaucoup d'articles pessimistes concernant ce salon tels que la morosité, le malaise, la réduction des surfaces d'exposition, la crise, la pluie, certes... Et s'il n'y avait pas que du négatif...
Airbus a annoncé le passage de 127 commandes d'appareils (13 milliards de dollards) dont 58 fermes. Parmi les compagnies interessées nous pouvons trouver la fidèle Quatar Airways (24 avions), mais également Wizz Air, Paramount Airways (l'indienne), Air Axia X, Turkish Airlines, Vietnam Airlines (des appareils qui seront peut être pilotés par ceux formés à Montpellier en France). L'optimisme de EADS, bien que dans un contexte difficile, n'était pas si irréaliste que cela.
Le Salon aéronautique du Bourget est généralement un des lieu de bataille opposant Airbus à Boeing.
C'est ainsi que les 13 milliards de dollards de commandes d'Airbus sont à opposer aux 153 millions de Boeing, lequel n'a obtenu la commande que de quelques 737-800. Le constructeur américain se défend en expliquant qu'il ne considère pas ce salon comme son seul lieu de rendez-vous avec les clients.
Le salon semble donc meilleur que prévu pour l'avioneur européen.
Malgré l'absence de certaines machines très attendues, comme le chasseur du constructeur Lookheed, le F22 Raptor, ou comme le Boeing 787, et pour cause: Il n'a pas encore volé, tout comme l'avion de transport militaire A400M, le public a pu découvrir le nouvel appareil de transport régional russe, le Sukoi super jet 100. Cet avion biréacteur, premier avion russe répondant aux normes occidentales (OACI), et c'est un grand pas tout de même, a été présenté pour la première fois en Europe lors du salon français.
Le nombre de 48 pays exposant est un bon score: Il a dépassé celui de 2007.
Si ce centième anniversaire est considéré correspondre au point bas de l'activité aéronautique sur ce fond de crise, alors peut être ce salon n'est-il pas si mal que cela. En effet, bien tassés par la situation actuelle, les chiffres des fréquentations des compagnies aériennes devraient doubler d'ici les 15 prochaines années. Gageons que cela se réalise.
Remarquons cependant que les constructeurs d'avions d'aviation légère ont boudé le salon cette année. Nous n'avons pas vu Cirrus ou Cessna par exemple.
Mais le Salon du Bourget, c'est aussi du spectacle: Avions et hélicoptères civils, militaire récents ou anciens.
Du côté des civils, l'Airbus A380 piloté par son pilote d'essais Jacques Roset et son équipage a fait l'unanimité.
Comme d'habitude, il impressionne de par sa taille, sa maniabilité et son silence.
Du côté militaire, difficile de départager tous ces monstres de puissance, impressionnants de par leur bruit et leurs performances.
Les évolutions sont d'autant plus impressionnantes qu'elles ont lieu dans un espace confiné, coincé entre les trajectoires de Charles de Gaulle et de Orly. Elles durent 7 minutes et sont intenses.
Félicitons au passage les contrôleurs aériens qui participent forcément à la sécurité des vols en gérant et surveillant cet espace encombré. Surveillance d'autant plus difficile que certains appareils qualifiés par certains journalistes de "vieux coucous", ne disposent pas de transpondeur et sont donc invisibles des radars modernes.
Le directeur des vols, mr Pichené et directeur des vols militaires, mr Craberie ont veillé particulièrement à la sécurité des avions, des spectateurs et des riverains de l'aérodrome.
Merci à tous les acteurs de l'aéronautique, au sens large, pour nous permettre de vivre notre passion et également pour certains d'entre nous, d'en vivre, directement ou indirectement.