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L'IFR européen - Episode 2
08 décembre 2007 | 23h53 dans IFR privé
 
L'IFR européen - Episode 2 - IFR privé - Aero blog

La suite du post consacré à l'apprentissage de l'IFR européen par Lionel Vincent.


Episode 2 : Stratégie et l’organisation du travail.

L’avantage, et l’inconvénient, d’une formation à distance, c’est que je travaille comme je veux, au rythme que je veux, dans les horaires que je veux, et aussi si je veux.
Sauf que … pour réussir il me faut obtenir le dernier des modules au plus tard 18 mois après avoir commencé (la règle est un peu plus subtile, et est expliquée en détails dans les 5 jours, mais dans le cas général, cela revient à ça) sinon, les quelques modules obtenus seront perdus après 18 mois !
Les examens ont lieu selon un calendrier accessible sur le site de la DGAC, et en gros tous les 3 ou 4 mois.
En fait, j’ai la possibilité de me présenter 5 fois à des examens sur la durée, avec la contrainte de ne présenter un même module plus de 4 fois.
Pour le reste, c’est libre ! Y a pas le feu au lac, mais il ne faut pas s’endormir non plus.

A la fin des 5 jours, nous sommes fin juin 2006, les prochains examens (dont la période d’inscription n’est pas close…), sont en novembre.

Je choisis comme stratégie de présenter 2 ou 3 modules par examen.
A savoir, un « gros » et un « petit », plus éventuellement un autre en plus s’il me reste du temps.
Comme j’ai entendu dire que le 050 (Météo) était un module sur lequel avaient trébuché quelques élèves (passé 4 fois, et jamais reçu), je décide de le présenter en premier. Ca me laissera de la marge pour le rejouer si nécessaire…
Comme « gros », je choisis le 020, car je me sens à l’aise le sujet, assez proche d’un niveau de 1ere ou bac scientifique pour sa plus grande partie. Autant commencer par un sujet familier.
Comme « petit », le 090 est un bon candidat.
La cible de novembre est donc définie : 020, 050, et 090.

Révisions et préparations des examens.

Voyons les moyens à ma disposition :

+ les manuels de chaque module,
+ les informations complémentaires sur la plateforme de télé-enseignement de Mermoz,
+ les mails que je peux faire vers les télé-tuteurs de Mermoz pour des questions,
+ les « devoirs » à télécharger sur la plateforme (et soumettre à correction ensuite),
+ Certains QCM optionnels proposés par Mermoz (option payante, non retenue),
+ Des stages de révisions optionnels proposés par Mermoz avant examens (option payante, non retenue).

Je passe sur les bouquins, déjà détaillés plus haut.
Le site web est un complément aux livres, dont l’apport varie d’un module à un autre. Pour certains, il y des animations qui permettent de mieux comprendre, pour d’autres il y des questions corrigées et commentées.
La notion de « devoirs » mérite quelques explications. Un devoir est un examen blanc, c'est-à-dire un lot de questions (entre 16 et 40 environ) type QCM de même niveau que l’examen. L’énoncé du devoir se récupère sur le web de Mermoz, et les réponses (formatée par un petit outil sur votre PC) sont à renvoyer à une boite mail, qui vous renvoie automatiquement et par retour :
- soit votre note, si votre score est inférieur à 75% de bonnes réponses (même seuil qu’à l’examen)
- soit votre note ET le corrigé du devoir (souvent avec des commentaires sur les réponses) si >=75%

Le nombre de devoirs varie beaucoup d’un module à l’autre (de 1 à 8). Il y a une trentaine de devoir pour toute la formation IR.
Notez que la réussite à l’ensemble des devoirs d’un module est un pré requis à l’inscription à l’examen du module en question. En effet, l’inscription de l’élève doit être validée à la DGAC par l’organisme de formation pour être effective…

J’organise donc mon plan de travail en fonction du nombre de devoirs à traiter pour les modules que j’ai choisis de présenter pour novembre. Le nombre de devoir validés est un très bon outil de mesure de sa progression dans la préparation à l’examen. Chaque devoir traitant d’une partie précise du cours, il est facile de savoir ce que l’on doit travailler (lire, principalement) pour réussir le devoir.

Par curiosité, j’imprime la totalité des devoirs d’un module avant de commencer à le travailler. Ca me donne une idée du volume, et le survole des questions donne un avant goût de ce qui m’attend. Il est aussi réconfortant de constater qu’avant d’ouvrir le cours, il y a déjà des questions dont les réponses sont connues (en tout cas pour le 020).

Assez de préparation et d’organisation, maintenant il faut bosser…
Tout commence par lire les manuels. Je décide de travailler le 020 et le 050 en parallèle. Cela me permet de passer d’un livre à l’autre quand je sature un peu sur un sujet, laissant le temps de la réflexion ou du mûrissement pour l’autre. Je tente de tenir un rythme d’une heure de lecture par jour en moyenne. Ayant un conjoint, et 3 enfants, il s’agit de lisser la charge au mieux, pour que la vie de famille n’en pâtisse pas. Je reviens ici sur le « WAF » mentionné plus haut. Ou « Wife Acceptance Factor ». Pour vous Mesdames qui lisaient ces lignes, considérez le « HAF ». Partant du principe que ça va durer une douzaine de mois, il vaut mieux s’organiser pour avoir le maximum de soutien et de compréhension de son entourage, voire le minimum d’allergie au sujet, selon votre WAF initial.
Mes moments de lecture se repartissent ainsi : un peut le matin (20’) avant le travail, un peu le midi après déjeuner (20’), un peu le soir (20’+). Ceux qui prennent les transports en commun ont un avantage sur les autres pour dégager du temps de lecture…Pour étendre les plages de travail, sans bouleverser votre quotidien, vous pouvez aussi réduire vos heures de télévision, et sur les longs trajets en voiture faite conduire votre conjoint, etc…
Trouver du temps pour lire les manuels n’est donc pas vraiment un problème en soit. Le secret c’est de le faire tous les jours ou presque, afin de ne pas reporter à plus tard une somme de lecture difficilement gérable dans les quelques semaines avant l’examen. Mais j’y reviendrai plus tard dans mon récit…

Mi septembre 2006, ma motivation est bonne, le rythme des lectures est correct, et les devoirs avancent bien. Tout est « on time » par rapport au retro-planning pour l’examen de novembre.
Le fait d’avoir noué des contacts avec deux autres privés lors de la première semaine formation est aussi une motivation supplémentaire, et cela permet de s’échanger quelques informations, ou quelques corrigés, quand on sèche juste pour 2 ou 3 questions sur un devoir.
J’ai bouclé les 020 et le 050, et j’attaque maintenant le 090, qui se lit tranquillement en un mois.

Je vous propose de parler du contenu de ces 3 modules.

On vous a dit que le théorique c’est remplit de trucs compliqués qui ne servent que sur des A320 ou B737, sans intérêt pour le PPL lambda, et donc totalement imbittables.
Oui, et Non… Je m’explique.
Oui, l’IR fait aussi parti du cursus des futurs pilotes de lignes. On y parle donc aussi de ces avions là, mais pas que de ça. Une radiosonde, un PA d’A320, et une centrale inertielle, etc, … c’est sans doute pas prêt de concerner un PPL. Ceci dit, ce n’est pas non plus l’essentiel du cours, et un DME, c’est un DME pour tous les avions, un nuage c’est un nuage pour tout le monde, voire même un peu plus pour un PPL-IR seul en TB20 que pour un captain en A320 avec son copi à coté.
Et Non, c’est pas forcement inintéressant, ni même imbittable, bien au contraire quand on s’y intéresse un minimum, au moins pour la « culture ». Je dirais même que tant que vous serez persuadé que ça ne vous sert à rien, vous n’arriverez ni à entrer dedans, ni à l’apprendre, ni à le restituer le jour de l’examen.

Souvenez vous donc deux secondes de votre parcours scolaire, et par exemple de vos cours d’histoire depuis la 6ieme, jusqu’à la terminale (où jusqu’à la classe à laquelle vous avez arrêté).
Entre le début du paléolithique et les événements de mai 68, où mettez le curseur entre ce qui ne vous sert à rien et ce qui vous sert à quelque chose aujourd’hui…(sauf pour les professeurs d’histoire, bien sûr) ?
1515 Marignan : de quel coté du curseur ?
La filiation des rois de France : de quel coté ?
Les guerres mondiales : de quel coté ?
La décolonisation : de quel coté ?
La guerre froide : de quel coté ?
Et pourtant, je parie que vous avez eu une bonne note le jour de l’interrogation sur ces sujets. Pas vrai ?
Ou, en tout cas, une moyenne correcte, car vous aviez un but, un seul : passer dans la classe supérieure.
Vous aviez aussi une motivation (au choix : atteindre le métier de vos rêves, impressionner vos parents ou éviter d’attirer les foudres de vos parents, rester avec vos potes l’année suivante, etc… )

Si vous êtes clair sur votre but, et votre motivation (voir l’intro du récit), et un minimum curieux sur ce qui touche à l’aéronautique, vous ne vous poserez pas longtemps la question de ce qui vous servira ou pas.
Ce qui vous servira c’est de connaître les réponses aux questions le jour de l’examen, pour décrocher ce théorique, passer la pratique, et finalement voler sereinement en IFR.

Voyons en détails le menu que propose les 5 tomes du 020 :

* Givrage/dégivrage : le système décrit est celui d’un liner
Ça concerne tout le monde dans le principe. Complexité zéro, et c’est le plus petit des manuels.
* Radioélectricité : ondes, propagation, antenne, diode, transistor, ampli, modulation, filtrage, analogique vs numérique, émission.
Celles et ceux qui ont une formation bac scientifique n’y apprendront quasiment rien. Pour les autres, sachez que c’est expliqué de manière assez simple et macro, sans trop de théorie pure. Peu de questions d’examen à attendre sur cet ouvrage, il s’agit plutôt une remise à niveau pour les suivants.
* Electricité : générateurs, récepteurs, tension, courant, puissance, phase, moteurs.
Rien de nouveau encore une fois pour les bacs scientifiques. Pour les autres, je conseillerais de le relire plusieurs fois.
* Instrumentation I : instruments aérodynamiques (t°, alti, vario, badin) et gyroscopiques (horizon, indicateur de virage, directionnel)
Là, j’ai été content d’avoir fait l’expérience du gyro la première semaine, et quelques exercices avec les formateurs. Pour ces instruments, vous allez apprendre ce qui se passe derrière les cadrans. C'est-à-dire pourquoi et comment ça marche. Personnellement j’ai trouvé ça très intéressant. Une fois qu’on a bien compris les gyros, le reste n’est pas très difficile.

* Instrumentation II : compas magnétique, radiosonde, Pilote auto (PA) et directeur de vol (DV), HSI, système d’affichage, …
Certes, on est un peu plus dans le domaine des avions de lignes. Revoyez, et garder un œil sur le type de question qui vous attend (cf. les devoirs). A mon avis, les cours sont souvent beaucoup plus détaillés que nécessaire par rapport aux questions qui vous attendent. Tentez de prendre du recul et de dégager une compréhension d’ensemble, de manière synthétique, sans vouloir apprendre tous les détails. Ajouter à cela quelques notions de simple bon sens, et ça passe.


Voyons en détails ce que propose le manuel du 050.

C’est très récréatif à lire, comparé au coté technique du 020. Avec le 020 vous regardez dans l’avion et derrière les cadrans, avec le 050 vous mettez le nez dehors pour prendre l’air, le vent et les nuages, …

* Atmosphère, vents, humidité, équilibres, phénomènes météo, nuages, précipitations, perturbations, danger (turbulence, givrage, orage,…), info météo (taf, metar, ….)
Que du concret. La météo est un sujet des plus importants pour l’IFR, encore plus pour le PPL monomoteur, mono-pilote. Dans le 050 la météo vous sera expliqué du très macro (masses d’air autour du globe), jusqu’au très détaillé.
Personnellement c’est (avec le 010, mais pour d’autres raisons) le seul module pour lequel j’ai un peu ramé. Non pas que le cours soit compliqué, ou tordu. Bien au contraire. Quasiment aucun calcul, peu de chiffres ou de données à mémoriser. Des phénomènes clairement décrits. Ben quoi alors ?? Le problème ce sont les questions des devoirs (et donc celles de l’examen, car très représentatives)
Autant pour le 020, on peut facilement trouver la page et les 3 lignes qui donnent la réponse à une question, autant dans le 050 c’est autre chose. On ne peut bien répondre aux questions que quand on « sent » suffisant le sujet Météo au global et que l’on est capable de reconstituer une situation météo générale probable à partir de détails et réciproquement. Un exemple typique de question qui laisse perplexe au début : on vous donne juste le message ATIS d’un aérodrome (vent, visi, temps présent, couverture nuageuse, t° et point de rosé, QNH/QFE), et on vous demande de choisir parmi quatre propositions relatant ce que vous allez rencontrer lors de la descente vers cet aérodrome, le passage ou non d’un front et son type, la genre de nuages rencontrés, si vous serez en IMC ou pas, etc…
En relisant calmement et plusieurs fois le manuel, je suis passé de la compréhension des détails du sujet à une compréhension plus globale. Je recommande donc fortement à toute personne qui envisage de se lancer dans l’IFR, même si elle n’en est encore qu’à formation pour son PPL, de se procurer des ouvrages sur la météo et de les bosser dès maintenant. Cela lui fera gagner du temps ensuite, tout en lui servant tous les jours en VFR, en attendant.

Voyons en détails ce que propose le manuel du 090.
* Communication IFR : c’est clair…
Aucune surprise ou piège du coté des questions. C’est un module réputé facile.


La date de l’examen approche. J’ai rendu mes devoirs à temps. Mon inscription est confirmée. Tout est au vert. J’utilise la semaine qui précède pour re-balayer les pages les plus importantes des cours. Chacun sa technique. Certains préfèrent surligner lors de la première lecture les parties importantes et annoter sur le cours. C’est mon cas. D’autres préfèrent se faire des fiches de révision pour ne pas avoir à se retaper tout le cours. La bonne méthode, c’est celle qui marche avec vous.
Je décide aussi prendre une journée de congés la veille des examens pour refaire les questions des devoirs, et me mettre dans l’ambiance. Les examens IR se déroulent sur 2 jours. Les 7 modules sont étalés sur 2 jours. Selon les modules que l’on choisit de présenter, on est convoqué pour les slots correspondants, le premier et/ou le second jour. C’est en semaine que cela se passe, donc jour(s) de congés aussi. Je n’avais pas pris ce critère en considération lors du choix des modules, et je me retrouve avec des modules sur chacun des deux jours. Si vous êtes un peu juste en jours de conges, réfléchissez là dessus dès le début pour votre choix de passage des modules, pour présenter des sujets d’une même journée d’examen. D’un autre coté, ça me laisse du temps entre chaque module pour réviser encore, voire pour bachoter certaines parties des cours relevant plus du par cœur que de la compréhension, pour ce que soit tout frais dans ma tête quelques minutes plus tard.


Le jour du premier examen arrive.
Selon les modules présentés, et donc l’heure de passage, c’est l’occasion de revoir et/ou de croiser certains collègues de la formation de départ. D’un point de vue organisation, tout se passe comme on me l’a expliqué. On vient avec rien, si ce n’est carte d’identité, convocation, et computer (même si on ne pense pas en avoir besoin) et un stylo à bille noir. Le reste est généreusement fourni (puis récupéré) par notre chère administration : calculatrice TI30XIIB (d’où l’intérêt d’acheter la même au début de la formation pour s’entraîner à l’utiliser efficacement, plutôt qu’une autre), papier brouillon, sujet, et feuille de réponse.

Pour le 020 : bonne surprise, les questions me semblent beaucoup plus simples que celles des devoirs. Certains sujets un peu pointus comme les mouvement des cadres des gyroscopes ne font l’objet que d’une seule, voire d’aucune question. Certaines questions triviales (du genre : votre alti est calé sur 1013.25 et indique 12000 ft, quelle est votre altitude pression…) permettent de mettre des points de coté. Rien non plus sur le détail du détail de la propagation des ondes, ou de l’électricité. Aucun calcul compliqué. N’ayant passé ce module qu’une seule fois j’ignore si je suis tombé sur un cru favorable, ou si cela reflète le niveau de chaque lot de questions.
Pour passer il faut avoir plus de 75% de bon. En fait, il faut avoir plus de 75% du score maximum de l’épreuve. Certaines questions valent 2 points, (entre zéro et quelques unes par module). Tout en répondant aux questions, il est facile de totaliser sur son brouillon les points correspondants dans 3 colonnes :
1/ C’est sûr, j’ai bon
2/ Bof, j’ai éliminé à coup sûr 2 mauvaises réponses sur les 4 proposées, et ai dû choisir au pif entre 2
3/ Gloups, une chance sur 4, un peu mieux qu’à la roulette…
Si la sommes du 3/ et du 2/ reste inférieure à 25% des points, vous pouvez rentrer chez vous joyeusement, normalement c’est dans la poche.
Si la somme du 3/ et la moitié du 2/ reste inférieur à 25% des points, statistiquement pour avez encore le droit d’y croire…
J’ai quitté la salle avec la quasi certitude d’avoir réussi le 020.

Pour le 050 : les questions des devoirs, et l’esprit dans lequel elles sont posées, s’avèrent en ligne avec la teneur de l’examen. Je me souviens aussi d’une ou deux questions qui m’ont laissé perplexe, et ont directement incrémenté mon troisième compteur… A voir la tête de mes voisins, je ne suis pas le seul dans ce cas. Autre indice intéressant : il y a beaucoup plus de monde à cette épreuve qu’à celle du 020. Environ deux fois plus... Sachant que les nombres de personnes qui doivent réussir le 020 et le 050 sont égaux, il n’y a qu’une explication. Le 050 a un goût de « reviens y ». Je quitte la salle avec, selon mes calculs, le droit d’y croire encore un peu.

Puis le 090 : attention : examen facile mais court, peu de temps et peu de questions, et donc les 25% peuvent se remplir aussi avec peu de questions. La complexité n’étant pas sur le fond du sujet, elle est parfois dans le forme des questions, ou sur des points qui semblent des détails quand on révise, mais deviennent des questions d’examens.
J’ai quitté la salle, toujours selon mes calculs, avec le droit d’y croire.


Maintenant, il ne reste qu’à attendre environ 6 semaines pour avoir les résultats par la poste, ou quelques jours de moins via le site web de la DGAC, en étant muni de mon code de convocation. En fait, les résultats arrivent quelques semaines avant l’ouverture des inscriptions aux examens du slot suivant. Cela permet de savoir si l’on doit se réinscrire à un module, ou pas.

Petit détail, bien expliqué lors la première semaine de la formation : la période pendant laquelle les inscriptions à un examen sont ouvertes est très courte (environ 2 semaines). Les dates des examens, la répartition des modules entre les deux jours, et les périodes d’inscription sont publiées sur le site de la DGAC. Il convient de ne pas rater le coche, sinon on prend 3 mois dans la vue, et on grille un slot.
Ca a l’air simple, sauf que… ceux qui ont des enfants scolarisés et pratiquent les sports d’hiver savent que les réservations des locations se font de nombreux mois à l’avance si l’on souhaite avoir quelque chose correspondant à son souhait. J’avais donc réservé très en avance cette année, vers septembre pour une semaine des vacances scolaires de février. Murphy passant par là, je découvrirais, au moment de m’inscrire aux examens suivants, que j’aurais mieux fait de réserver le ski pour l’autre semaine des vacances scolaires… Mais impossible de changer maintenant. Par ailleurs, je ne me vois pas laisser ma femme au ski toute seule avec les 3 enfants (de 3 à 10 ans à l’époque…) pendant les 2 jours des examens (qui tombent bien sûr en plein milieu de la semaine) et faire l’aller retour vers Paris. Ce serait un coup à me retrouver avec un WAF très inférieur aux températures du sommet des pistes…

*Photo: Cannes Aviation






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