D-JET: Focus sur le light jet de Diamond 05 mars 2008 | 10h55 dans
Very Light Jet
Le D-JET était présenté pour la première fois lors du salon AirVenture 2006 d’Oshkosh, où il a effectué son premier vol. Il est aujourd’hui en pleine phase de développement et de certification, largement soutenue par le gouvernement canadien (cf notre article du 18 février 2008). Le point sur un concept à la fois novateur et au fort potentiel commercial.
Le projet D-JET représente un progrès technologique important pour l’aviation générale, bénéficiant des dernières technologies en matière de glass cockpit, de réacteur et autres technologies aéronautiques. Il a été conçu « comme un véritable avion personnel avec des niveaux de sécurité propres à rassurer tout pilote ».
D’autres sociétés se sont associées à Diamond sur ce projet : Garmin avec sa suite avionique, et Williams International pour son réacteur.
Le VLJ de Diamond a tout d’un jet : la vitesse, le confort, la sécurité et la fiabilité, et même plus : il est plus abordable que ses concurrents, 1.38 millions de dollars, et ses coûts d’opérations également. Il est aussi plus spacieux que la plupart des VLJ.
Le marché :
Le D-JET est un Very Light Jet visant les propriétaires privés, au même titre que le Cessna Citation Mustang, l’Eclipse 500 et l’Adam A700 Adamjet. Il est le VLJ offrant les plus faibles coûts d’opération de sa catégorie.
La société Airline Transport Professionals (ATP) en a déjà commandé 20. Les livraisons devraient débuter au second semestre 2008, en fonction bien sûr de la certification de l’appareil.
Les caractéristiques :
C’est un petit jet très léger de 5 places équipé d’un réacteur Williams. Il est presque entièrement fabriqué en matériaux composites, ce qui le rend plus léger et fait baisser ses coûts d’entretien.
Longueur : 10.70 m
Envergure : 11.43 m
Hauteur : 3.54 m
Masse à vide : 1 302 kg
Masse maximale au décollage : 2 318 kg
Distance franchissable : 1 350 nm
Vitesse de croisière : 240 kt
Vitesse de croisière maximum : 315 kt
Plafond opérationnel : 25 000 ft
Avionique : Garmin G1000
Il a été conçu dans le but d’être au plus proche des souhaits de la clientèle de cette catégorie, en ce concentrant sur la facilité d’exploitation, le confort, la sécurité et les coûts abordables.
Le cockpit :

Diamond a tenu à mettre l’accent sur l’ergonomie et le design, pour que tout soit là où on l’attend, faisant du cockpit du D-JET l’un des plus clair et simple d’utilisation.
Le poste de pilotage G1000 du D-Jet est composé de deux Primary Flight Displays de 12’’, et d’un Multi Fonction Displays de 15’’ en position centrale. Il sera équipé d’un pilote automatique Garmin GFC 700, entièrement intégré au système de commande de vol, avec un panel de contrôle du pilote automatique, et une console centrale intégrant un clavier de contrôle FMS. Le système sera doté de deux AHRS, deux vannes de flux, deux ensembles COM/NAV/GPS, d’un transpondeur mode S et de deux panels audio pour assurer une redondance optimale.
Le confort :

La cabine est spacieuse et offre des équipements dignes des voitures les plus luxueuses du marché automobile. Les matériaux sont de qualité, le style sophistiqué. Les sièges sont configuré de la manière suivante : 2 devant 3 derrière, avec le siège copilote pivotant.
Plusieurs compartiments bagage ont été pensés, permettant même d’y mettre des skis ou encore plusieurs sacs de golf… sont également disponibles des espaces bagage dans la zone pressurisée.
Les bénéfices du design Diamond :
Les coûts d’achat et d’exploitation sont inférieurs à ceux des concurrents, en grande partie du fait que c’est un monoréacteur, mais cela vient aussi de son optimisation en vol : quand les concurrents optimisent leurs appareils à de très hautes altitudes, le D-JET est optimisé pour une altitude inférieure, puisque le temps passé à très haute altitude ne représente qu’une très courte partie des vols sensés être effectué par l’appareil. Cette différence se traduit par une meilleure efficacité et une plus faible consommation de carburant.
Le design du D-JET est également synonyme de sécurité. Le fait que l’appareil soit optimisé pour une altitude inférieure à la moyenne des VLJ est également un élément sécurisant sur de nombreux points : en cas de dépressurisation les passagers auront beaucoup plus de temps pour réagir à 25 000 ft qu’à 40 000 ft, sans parler des différences de températures, des effets dus aux hautes altitudes…
Les compétences :
Diamond devrait mettre au point un programme d’entraînement spécifique au D-JET afin de rassurer et les pilotes, et les assureurs. Grâce à des technologies avancées de simulations de vols, les élèves seront confrontés à des situations dangereuses afin d’apprendre à réagir au bon moment et trouver la meilleure solution possible.